samedi 6 août 2016

LA LITTÉRATURE JEUNESSE et MOI

Un amour d'enfance :
Un très beau livre de souvenirs de lecture de jeunesse.
Avec une très belle préface de Marie Aude Murail.

Des auteurs jeunesse d'aujourd'hui racontent le livre qui a marqué leur enfance.

Elle évoque LE livre que chacun d'eux a aimé par dessus tout qui restera à jamais un excellent, un délicieux souvenir.
Puis aussi ce rendre compte que le livre adoré que quand on était petit et bien si on le relit adulte on a du mal à savoir pourquoi on a tant aimé ce livre ! Il est vrais que la perception que l'on peut avoir sur un livre n'est pas la même enfant et adulte. C'est un fait, d'ailleurs cela peut -être une des raisons que cette fameuse littérature jeunesse on la diffère de la littérature adulte (pour les vieux comme on dit malicieusement.)
La preuve Marie-Aude Murail le dit " désillusion fut au rendez-vous pour certains d'entre nous, relisant ce livre et découvrant chez son auteur racisme, sexisme, conservatisme féroce, style ampoulé ou stéréotypé."
Ce livre est une vrais mine concernant la littérature dit de jeunesse, et surtout comment elle est perçue par l'adulte qui retombe en enfance. Quatre-vingt-deux auteurs et illustrateurs pour la jeunesse ont joué au jeu du "je me souviens"
La lecture peut-être un précieux trésor, une richesse. je me rencontre en lisant ce livre et en lisant les avis des uns et des autres comme quoi quand on est enfant on est fasciné souvent, par les histoires qui font pleurer. Nous aimons( les filles peut-être plus que les garçons) les belles histoires tristes voir cruelles qui nous transperce le cœur. Nous nous identifions fortement aux personnages. Ce livre "un amour d'enfance"est un livre épatant car avec lui doit une partie de nos lectures d'enfance remontent à la surface, bien sûr tout dépend de l'âge adulte que l'on a !

merveilleux. Et grandir, au lieu de s'élever, consistait en une perte ? Le développement de la raison va souvent de paire avec une atrophie de l'imaginaire. Pourtant, il n'y a pas d'antinomies entre les deux. Roald Dahl, comme les bons écrivains, s'adresse autant à l'adulte qu'à l'enfant.” Holly - JIACO
Je suis tout à fait d'accord avec elles. C'est d'ailleurs l'une des raisons
Dernièrement j'ai vu un article intéressant, pertinent sur le blog citrouille : "La littérature jeunesse n’est pas que jeunesse, elle est d’abord littérature!" la première phrase de l'article. 

Moi, quand j'étais enfant dans les années 70, j'aimais lire :
Martine, le Club des 5, quelques albums qui étaient à ma portés, Tintin, Boule et Bill, la comtesse de Ségur, Béatrix Potter, bien sûr Alice Détective, la petite maison dans la prairie de Laura Ingalls ... Jules Verne aussi, Hector Malot, le Petit Nicolas . Quand j'étais en moyenne section ma maîtresse nous lisait Tistou les Pouces d'André Maurois. Pour moi, ces lectures étaient avant tout des lectures de mon âge et plaisante. Aussi j'ai adoré lire Marc Twain avec Tom Sawyer et Huckleberry Finn. Aussi, ce livre d'Enid Blyton : La Mystère du pavillon rose dans cette collection là Rouge et Or, livre qui venait de chez ma grand-mère. Ce sont des lectures de l'enfance dont certaines peuvent se relire à l'âge adulte sans honte le Petit Nicolas (reviens en force d'ailleurs) , mais aussi les Jules Verne, Marc Twain.

Marie- Aude Murail parle très bien d'ailleurs de ces livres qui ont marqué notre enfance.

L'incontournable comtesse de Ségur, a touché de nombreux enfants (filles et garçons) dans leur lecture
d'enfance: Pascale Vd'Auria mais avec un titre que je ne connais pas " La sœur de Gribouille". Le frère de Marie-AudeLorris Murail, lui il a été marqué par Pauvre Blaise. La contesse de Ségur s'est vraiment un auteur qui se transmet de génération en génération.
Le Club des Cinq à la mer d'Enid Blyton a rencontré Marie-Ange Le Rochais, mais ces fameux Club des Cinq ont su séduire toute génération d'enfants. Les livres d'aventure qui sont à l'honneur pour : Stéphanie Benson : The Hobbit de J R.R Tolkien.
Marc Baron : la Sainte Bible, il faut souligner que chez beaucoup de personnes de condition modeste c'était l'unique ouvrage du foyer. Mais quel ouvrage, dans la bible on retrouve des quantités d'histoires passionnantes.
Jules Verne a marqué Xavier-Laurent Petit avec Voyage au centre de la terre. Cathy Ytak a été marqué par Bernard Clavel, personnellement je n'ai jamais été très attiré par les ouvrages de cet auteur. Mais je me souviens que durant la fin des années 70/80, cet auteur était à la mode (médiatisé passait chez Pivot entre autre. Mon frère était assez friand de cet auteur. J'aime bien Cathy Ytak dans son souvenir souligne bien que la maison des autres de Bernard Clavel, lu quand elle avait douze ans et son premier roman "pour adultes".
Laurence Kiefé a été marqué par La maison des petits bonheurs de Colette Vivier. Ce livre la marqué car il parlait de ses angoisses, de ses incertitudes, de mes espoirs Je ne connais pas cet ouvrage mais j'ai lu il y a pas la longtemps la maison des quatre-vents que j'ai adoré, car l'auteur a su très bien rendre la complicité qu'elle peut avoir avec son petit héros, Michel. Maroe Wabbes évoque un autre livre de Colette Vivier : L'almanach du gai savoir qui a été publié par Gallimard.
Ella Balaert : Les quatre filles du Dr March que moi j'ai lu adulte. Pour Chantal Cahour, elle fut marquée par les quatre filles dans une version intitulée "Petite bonnes femmes "(roman de la célèbre collection Rouge et Or). " Le livre s'intitulait Petites bonnes femmes. Je n'apprendrais que quinze ans plus tard son véritable titre, Les quatre filles du docteur March" et encore ce fut une adaptation .
Maryvonne Rippert évoque un livre que je pense avoir lu mais j'en suis pas sûr : Mamou de Mary Patchett (encore une histoire triste). C'est vrais que dans nos choix de lecture on aime (le jeune lecteur) s'identifier à l'enfant (malheureux souvent) du roman, se sentir proche de lui, une envie folle de partager ses joies et ses peines. Paticia Berrby dit à propos d'un roman d'Hector Malot que j'ai lu moi aussi enfant Sans famille
" Quand j'étais petite, je rêvais d'être orpheline comme dans Sans famille. " Il est vrais en tout cas il a été pour moi pas forcément relié à ce livre, mais enfant je me posais des question sur ma famille du genre est ce bien mes parents, ce que l'on ressent concernant l'existence... etc... Comme le dit aussi Claudette Oriol-Boyer a propos d'un livre "On demande une maman"de Colin Sheperd : " l'histoire ? Celle d'une orpheline en attente d'adoption" l'histoire de Sylvia adopté par une maman, Sylvia s'investit aussi dans la création artistique : elle adore chanter, écouter jouer du violon et composer des poèmes d'amour. C'est une artiste en herbe. Elle sera remarquée par une femme violoniste qui l'adoptera et la comblera sur tous les plans en lui offrant une belle poupée et un violon."

Puis en élémentaire en CM2 : j'ai le souvenir de lecture qui m'ont marqué terriblement, quand j'y repense à l'âge adulte. C'est le Grand Meaulne d'Alain Fournier, la Saga des Martin du Gard, et aussi je m'en souviens plutôt Jules Vallès (Jacques Vingtras trilogie : L'Enfant , Le Bachelier , et L'Insurgé) et Romain Rolland ( Jean-Christophe) surtout des extraits et j'avais trouvé cette littérature désuète, et à vrais dire je m'en souviens plus trop. Via ce livre, je retrouve mes lectures d'enfance, je me rencontre aussi que comme plusieurs on été marqué par le Grand Meaulnes d'Alain Fournier.
Puis, ensuite les lectures qui m'ont marqué dans mon adolescence sont :- Le lion de Joseph Kessel, Vipert au point d'Hervé Bazin, j'ai adoré lire la trilogie de Robert Sabatier ...
Je pense que durant mon enfance et mon adolescence j'ai rencontré de bons professeurs qui m'ont su me transmettre le goût de la lecture et surtout l'envie de lire. En tout cas on ne parlait pas de littérature jeunesse, mais de lecture.
Aline Méchin (dans un amour d'enfance) souligne une chose très juste qui fait écho en moi. " La littérature de jeunesse fourmille de roman sur ce même thème. Enfants perdus, volés, abandonnés, qui font poser jeune lecteur la grand question : " Et si mes parents n'étaient pas mes parents ? " Je me la suis posée cette question moi aussi. Certes il est dommage que je sois passé à côté de certain albums, et c'est un regret aussi que durant mon enfance en élémentaire, il n'y avait pas de bibliothèque scolaire comme aujourd'hui ( et surtout comme celle dont je m'occupe à l'heure actuelle) cela est bien dommage, un regret que j'apprécie à l'âge adulte. Comme le souligne certain auteurs dans le livre " Un amour d'enfance" la poésie tient sa place. C'est certain si j'ai une affection pour certains poètes c'est grâce à mon enfance, à l'école, les poésies apprisent par cœur : René-Guy Cadou (un poète dont le nom évoque bien l'enfance) Prévert, Desnos ( fourmi), Hugo, Apolinaire, puis plus tard Rimbaud, Verlaine, Baudelaire ...
Mais personnellement dans un premier temps, je serai bien incapable de dire qu'elle est le livre qui ma marqué étant enfant ma petite madeleine de Proust : peut-être les livres de la Comtesse de Ségur ( les malheurs de Sophie, les Vacances, les Petites Filles Modèles ). Oui, plus exactement les Petites Filles Modèles pour la bonne et simple raison que quand j'ai découvert ce livre et que je me suis rendue compte que l'histoire se situait à l'époque de mon arrière grand mère, cela a été un choc pour moi et cela me fascinait. Mais en repensant plus précisément je crois qu'un livre comme L'histoire d'Helen Keller, de Lorena A. Hickok m'avait beaucoup marqué.
J'ai découvert la littérature que l'on nomme aujourd'hui la littérature jeunesse à l'âge adulte. Une première approche avec la naissance de mes petits neveux, ensuite mon stage chez Gallimard Jeunesse (effectué par hasard en fabrication) durant cinq mois. Un choc en regardant le catalogue Folio Junior, toutes mes lectures d'enfance sont là bien présentes, elles sautent à la figure, c'est le cas de le dire.
Puis depuis deux ans de façon au quotidien ou presque avec des enfants (niveau élémentaire) puisque je m'occupe de la bibliothèque scolaire. J'ai découvert tous les trésors de l'École des Loisir les albums de Tomi UngererSendakNadja, son frère Grégoire Solotareff et leur maman Olga Lecaye et plein d'autres. C'est là, où je me suis rendue comte l'importance de transmettre la passion d'excellents albums et essentiel me semble t-il, pour les amener enfin j'espère vers la littérature et les classique. Les classiques de la littérature jeunesse je les ai découvert adultes : je pense les quatre filles du docteur MarchAlice au pays des merveilles, ce sont des livres délicieux , rien n'interdit de les lire à l'âge adulte.
Dernièrement j'ai lu deux excellents livres de jeunesse ou de la littérature tout court, je pense à Miss Charity de Marie Aude Murail, la maison des quatre-vents de Colette Vivier, que dire de l'excellent Taille 42 de Malika Ferdjoukh

Je pense que c'est les médias qui fait la différence entre lecture jeunesse et lecture adulte ou générale. Marie Desplechin dit aussi, pourquoi elle écrit pour la jeunesse : " Parce que c'est plus facile, plus tranquille. Il n'y a pas de pression. Pour les adultes, c'est l'arène. C'est surévalué. Il y a une grande violence dans les relations avec la critique, elle regarde ce que l'on écrit pour les adultes d'un œil superméchant ! J'ai horreur des conflits ! Ce qu'on écrit pour les enfants, tout le monde s'en fout ! Il n'y a pas de critiques dans les journaux... Et puis, il y a sûrement une partie de moi qui est restée bloquée à 12-14 ans !" Là je suis à la fois d'accord et pas d'accord, la pression c'est je pense du à un réseau éditorial face à la critique, un rapport de force. En ce qui concerne la littérature jeunesse " tout le monde s'en fout !" non je ne suis pas d'accord. C'est bien la preuve qu'un écrivain quand il est dans un processus d'écriture il se dit "alors là j'écris pour la jeunesse" je peux bacler mon manuscrit ou je ne suis pas obliger d'approfondir mon récit, comme j'écris pour des 12/14 je peux rester à la surface des choses au lieu de creuser. Moi je pense que c'est une erreur de commencer d'écrire en se disant je m'adresse à des enfants et de penser que je serai lu uniquement par des enfants. Voilà le message que l'adulte peut comprendre en tout cas moi je le ressens comme cela et c'est une erreur !

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