jeudi 18 août 2016

MAURICE SENDAK : Max et les Maximonstres


Né en 1928 à Brooklyn de parents juifs polonais émigrés. Très jeune passionné par le dessin
A 40 ans il est couronné par le prix Hans C Andernsen tout comme Tomi Ungerer.


Max et les Maximonstres : Un album incontournable
De 5 à 7 ans et + tellement ce livre est riche et sublime tout bonnement. Un chef d'œuvre selon moi de la littérature jeunesse. Rêve, l'imaginaire, mais aussi l'enfant en révolte.

C'est l'histoire d'un petit garçon qui se met en colère, prétend manger sa mère et quitte la maison pour devenir roi des monstres, est le premier conte de fées moderne, le premier livre à dire en images les peur les angoisses, les frustrations et les rages tous les sentiments violents venus de l'inconscient. Max rêve d'animaux fantastiques dont il devient le roi. C'est la faim qui le ramène aux réalités.
Un livre merveilleux, il laisse place aux rêve à l'imaginaire de l'enfant. Peu texte, mais les dessins sont splendides. L'image est au service du texte.Un grand classique, un des best-sellers de la littérature enfantine.Un livre qui plait aux enfants, qui plait aux adultes tout simplement parce que c'est beau !
Et voir là : Une lecture Psychanalyse de Max et les Maximonstres l'étude et le rapport avec Freud concernant ce livre.

Le film de Spike Jonze

J'ai eu l'opportunité de voir en avant première le film autour de Max et les Maximonstres grâce à l'École des loisirs au cinéma l'Arlequin. Mon avis concernant ce film est un peu partagé. Il est fidèle à l'album certes mais un peu trop long, puis tous les mouvements de camera fait que l'on en a plein la vue, sentiment de voir un clip. En faite pour être sincère le livre dégage une telle force dans le dessin et l'interprétation que j'ai trouvé le film très en dessous, quoi en penser je ne sais pas trop au juste aussi pour être constructif. Je trouve qu'il y a un point abordé qui est fort intéressant est le rapport entre la mère et l'enfant. Le problème très actuel des parents divorcés, Max vit avec sa mère. Sa mère veut refaire sa vie sentimentale, et puis elle se sent un peu dépassé par l'éducation de son fils. Son fils, Max est un monstre, il est dans la révolte et le besoin de s'affirmer.


Après la projection du film, table ronde autour de l'œuvre de Maurice Sendak en compagnie de Genevièvre Brisac, Grégoire Solotareff, Bernard Noël, Agnès Desarthe, Anaïs Vanglade, Arthur Hubschmid, Bernard Épin.
Lors de cette table ronde, il fut question de la gènese de ce livre en France, édité d'abord par Robert Delpire en 1967. Le titre original est " Where the wild things are" (difficilement traduisible), Bernard Noël, traducteur chez Delpire a voulu s'éloigner de la traduction d'origine, il choisit comme titre Max et les Maximonstres tout simplement.
Il a été évoqué le scandale que cet album pour la jeunesse a provoqué à sa sortie. Scandale confidentiel tout de même, car très peu de grandes personnes et d'enfants ont découvert ce livre à sa sortie.
J'aime beaucoup ces rencontres organisées par l'école des loisirs car bien souvent elle réponde à mes questions concernant la littérature de jeunesse ou qu'est ce que l'on appelle la littérature pour les enfants ? . Parce que la littérature jeunesse que j'apprécie que je défends, je ne la retrouve pas forcément sur les blogs que je lis. Il est certain que je ne cacherai pas sincèrement je n'aime pas du tout cette littérature jeunesse policée et qui manque cruellement d'âme et de personnalité et je pense en particulier à l'école de Benjamin Lacombe, cette monde d'illustrations figées dans le papier sans vie et sans âme, bien propre qui risque de ne pas choquer. C'est mon avis, mon opinion mais je trouve que l'on en fait trop, voir beaucoup trop concernant Benjamin Lacombe alors que je trouve qu'Anais Vauglade dans les jeunes illustrateurs mérite d'être honorée. Car je dis cela car j'admire son talent ses couleurs se dégage une force incroyable à travers son dessin je trouve que son univers fait vraiment partie de cette lignée des très grands, elle avait vraiment sa place dans cette table ronde c'était touchant. Toujours à propos de cette table ronde Agnès Desarthe disait une chose très juste (que je partage entièrement) concernant la modernité incroyable que l'on peut apercevoir chez Sendak bien sûr, mais chez Ungerer aussi (deux auteurs très différents dans leurs approches en tantqu'auteur-illustrateur et en même temps semblables par leur côté non politiquement correcte).

Max est un petit garçon odieux, il ne fait que des bêtises, et donc pour se rendre encore plus intéressant il enfile un costume de loup. Sa maman, l'élève peut-être tout de seul, n'en peut plus. En voix off, elle dit : "Monstre". Et moi je comprends, car il faut savoir interpréter, imaginer quand on lit Maurice Sendak. La maman n'en pouvant plus envoie son enfant dans sa chambre pour aller se coucher, sans manger puisque qu'il est intenable. Max se sent soudain libre, sa chambre se transforme en une forêt. Il part loin dans l'imaginaire pour prendre son autonomie, son envol, se débrouiller tout seul en un mot voyage au pays de la liberté. Sauf que cette liberté se nomme le pays des Maximonstres. D'horribles créatures, voir effrayantes, veulent le manger, Max se veut être le roi et il possède des pouvoirs pour les dresser et les ternir tranquille. Cela n'empêche pas de se défouler au pays des sauvages. Il est l'autorité parental tout d'un coup " Ça suffit" dit Max brusquement " Vous irez au lit sans souper."
Max se rend compte qu'il faut revenir à un pays civilisé et ne pas se comporter comme un monstre. Puis, moi je le vois comme cela mais Max culpabilise d'avoir été un petit diablotin avec sa maman donc il rentre chez lui. Et tout rentre dans l'ordre, et Max a grandit et il s'est assagit. Enfin c'est un livre a connaître, j'ai une grande tendresse pour cet album très fort !

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