François Truffaut : Les 400 coups

Dans ce film on retrouve la jeunesse de son meilleur ami qui est resté jusqu'à la fin de sa vie Robert Lachenay : René dans le film. Il dit ceci à propos de leurs familles : "Pour lui, son père et sa mère étaient des parents un peu légers, les miens c'était le même genre bien qu'ils soient très diffèrent. On était vraiment seuls, tous les deux, pour se tenir lieu de famille et on s'épaulait dans notre solitude. C'est très dur d'être enfant, on est toujours traqué soit délaissé, à la maison par les parents, à l'école par les professeur qui à l'époque cognaient comme des sourds c'était la terreur. On s'était mis ensemble pour résister à ça. "Le quartier où ce déroule le film c'est : Montmartre, Madeleine, Pigale. C'est pas la joie chez lui et il est livré le plus souvent à lui même. Joie de l'école buissonnière avec René, délice de ce plongé dans la lecture entre autre de Balzac, évasion du quotidien, mais aussi intéressé par les sentiments amoureux, et par les femmes.
Il a une chambre exiguë contrairement à son ami René qui lui est grandement logé. Ces parents sont issus d'un milieu populaire, ils ont aucune affection pour Antoine.
Il vivra dans la rue. Il se sentira rejeté.

C'est un film contre les adultes, méfiance, danger, c'est un film qui montre l'innocence de l'enfance le vol de la machine à écrire n'est pas méchant en plus il la ramène. Ce qui sent suis est terrible voir proprement injuste, révoltant ! À travers ce film c'est le regard poignant de l'enfant que le spectateur voit . C'est un film très touchant qui touche aussi bien les enfants que les adultes. Car ils montrent comment ce construire si on n'est pas aimé si on grandit dans le mensonge.
Les 400 coups fait parti de la Nouvelle Vague et ce film est remplit de clins d'œil cinématographique "Paris nous appartient" de Jacques Rivette (qui est sur le point de réaliser son premier film), participations amicales : entre autre Jean Claude Brialy, Jeanne Morreau. On retrouve beaucoup d'élément biographique réel dans la vie de François Truffaut comme quoi son père n'est pas son vrais père "je lui ai donné mon nom", la mère qui avoue qu'elle la eut son fils avant le mariage. Tous ses films ont une dimension autobiographique. Les hommes sont jamais adulte dans son cinéma. Le cinéma a vraiment aidé Truffaut à vivre, voir survivre ainsi que l'amour des livres. Le monde de l'enfance fut évoqué aussi dans son court-métrage les Mistons.